Noël

Noël
La vie est remplie d'éclats de lumière si on veut bien les voir!
La beauté de la nature, la créativité des humains, la tendresse des animaux et certaines pensées sont là sur ce blog pour nous le rappeler tous les matins!

22 mai 2011

Réflexion!



"Sans se monter la tête avec ça, nous sommes un peu des éclaireurs qui ouvrent la marche avant le reste de la procession, c’est notre humble rôle sur Terre depuis longtemps, mais à présent nos frères et sœurs sont en plus grand nombre et sont si proches qu’ils nous entendent de mieux en mieux. Le chemin a été tourmenté et les reliefs à franchir furent légion, mais là soudain, au détour de l’un d’eux, apparaît une lumière attendue depuis si longtemps qu’on avait presque fini par oublier sa réalité. Là, à ce stade précis du processus de reappropriation de notre véritable identité, se présente à nous quelque chose de si nouveau qu’aucun de nos schémas habituels de réflexion et d’action ne peut y répondre. Ce quelque chose est magnifique et s’offre à nous sans limite. Pourtant, une fois de plus, la principale difficulté sera de ne pas créer nous-même nos obstacles. Et cette fois ce ne sont pas nos croyances qui brideraient notre pouvoir, mais le vertige qui devient le nôtre face à cette terre tant espérée qui a pour nom Liberté.


Nous voilà dans la situation du détenu libéré après une très longue peine qui l’a coupé de tout contact avec l’extérieur de sa prison, qui se retrouve hébété dans la rue, de l’autre côté de la porte, seul sans rien dans les poches, dans un monde qu’il a oublié, et qui se demande ce qu’il va pouvoir faire de lui à présent. C’est un vertige qui peut effrayer ou tout au moins désemparer notre part égotique, parce qu’elle s’attend à devoir reconstruire du neuf à partir de plus rien comme elle l’eut fait autrefois de l’ancien. Du coup, notre mental tentera systématiquement de ramener ce vertige à un univers qui lui est familier, son plancher des vaches à lui. Seulement voilà, le prisonnier n’est plus dans sa cellule, et, à moins de le choisir volontairement, n’y retournera pas. Il va falloir faire du neuf avec du neuf. Il va falloir faire sans aucune des règles qui étaient devenues habituelles. Il va falloir se détourner de ses schémas de pensée familiers, ses automatismes, ses vieux réflexes de survivance.

Cette liberté qui vient à nous est si immense que nous devrions nous y voir tel un nouveau-né arrivant dans un monde dont il ne sait rien et où il peut tout, en conscience et dans le respect de toute vie, sans s’inhiber de quelque façon que ce soit. Ce nouveau-né ne s’encombrera pas des pesanteurs de l’ancien monde, il en a le souvenir mais il a également en lui fortement conscience que ce souvenir ne lui sert plus à rien sinon l’empêcher d’être. Nous sommes là à présent pour créer. Nous sommes l’enfant dans son vaste jardin d’Eden parmi des pinceaux et des couleurs qui n’ont plus les mêmes noms ni les mêmes aspects, et nous allons en inventer l’usage dans la légèreté et l’amour de la vie.

Dans le concret qui a toujours cours, et qui pour certains semble n’avoir encore changé en rien, nos inventions vont concerner tous les aspects sans exception de notre mode de vie. Le plus spectaculaire sans doute sera la manière dont nous appréhenderons dorénavant notre « insertion » dans la communauté humaine. Car il n’est pas question de s’en isoler, nous avons déjà eu des vies pour expérimenter ça. Qu’en sera-t-il par exemple de la chaîne besoins-travail-revenus-satisfaction-des-besoins ?

Pour commencer, la nature de nos besoins a considérablement évolué au fil du processus d’éveil et pour la plupart d’entre nous, nous avons plus ou moins évacué le superflu de nos vies et recentré notre fonctionnement sur plus de simplicité, plus d’autonomie et un plus grand accord avec nos valeurs de respect de la Terre et des formes de vie qu’elle porte. Nous avons peu à peu compris et mis en pratique que les valeurs sous-jacentes à cet accord n’était pas juste une utopie, mais bel et bien un mode vie possible à installer au sein même des structures de l’ancien monde qui s’effrite. C’est là même le principe de l’ancrage de notre énergie en ce monde : incarner pleinement où nous sommes ce qui nous anime au plus profond de nous. Il n’y a plus aujourd’hui à vouloir exprimer quelque chose, encore moins à chercher du spectaculaire, ni à militer dans un esprit guerrier, ni même à vouloir sauver quoique ce soit. Il y a juste à incarner sans se cacher – ce qui est encore une nouveauté – nos élans profonds au cœur de notre quotidien. Il y a juste à ÊTRE.

Par rapport au travail, il s’agira à présent d’aller vers ce qu’on aime et qui nous semble juste dans notre évolution individuelle et collective. Ne plus se préoccuper des schémas anciens de réflexion qui nous poussaient à exercer maints calculs de viabilité par rapport à l’assouvissement de nos besoins et des obligations liées à ces besoins, est un saut presque aussi important que le fut celui du lâcher-prise. La fluidité est à guetter comme un marqueur de ce qui est juste. Lorsque quelque chose n’est pas fluide, qu’il y a résistance, c’est que cette chose, en son état présent, n’est pas juste. Comme toujours, changer en ce cas la nature du regard qu’on lui porte et modifier l’angle de vue, apportera la clarté sur ce qui n’était pas perçu.

En fonction du chemin de chacun, ce saut n’est pas au programme de tous tout de suite, mais pour ceux qui se sentent l’âme d’un éclaireur, oui, c’est le moment. Elle est là cette vaste liberté qui nous ouvre grand les bras. Et elle demande un acte de foi pour se donner sans réserve. D’ailleurs, si l’on y regarde plus près, il n’est pas si grand que ça cet acte de foi. Nous connaissons déjà bien la loi de synchronicité qui a répondu à nos premières sollicitations sur le chemin, ainsi que la loi d’abondance qui a répondu un peu plus loin dans le lâcher-prise à ceux qui ont fait un pas dans l’abîme, ayant foi en ce pont qu’ils ne voyaient pas de leurs yeux. Eh bien cet acte de foi n’est qu’un prolongement du premier pas dans le vide, comme un second test sur une autre arche du même pont qui nous conduit au nouveau monde. Je pressens que c’est en même temps une étape obligée dans notre rôle d’éclaireur, qui consolidera notre pouvoir de création et notre maîtrise de la vie, par la dissolution plus complète des peurs fondamentales qu’on nous a inoculées, et qui facilitera grandement la route à ceux qui nous rejoignent. L’exemple est une guidance, inspiratrice est sa valeur.

Notre liberté, c’est celle d’avoir foi ou non en notre incroyable pouvoir créateur. Tout, jusque-là, nous a tenu très loin de ce moment béni. L’histoire entière de nos nombreuses vies ici-bas nous a façonné toujours un peu plus subtilement dans la croyance que nous étions limités en tout et que nous devions nous inscrire dans un moule préétabli par d’autres afin de survivre dans ce milieu. Car il s’agissait bien de survivre, on ne nous a pas présenté les choses autrement. Et nous voilà au point précis où nous avons enfin retrouvé la capacité de faire un choix en toute conscience qui nous sort de la prison et nous ramène à la maison. Et de cette maison en fait nous ferons ce que nous voulons en nous préoccupant de moins en moins des agitations de l’ancien qui nous semble déjà si obsolète. Et nous sommes toujours plus nombreux à vouloir en faire un lieu d’accueil, de partage et de joie, libres de toute pesanteur, pleinement conscients de nos pensées et de nos actes envers nous et envers chacun.

En cette maison vers laquelle nos intentions et notre volonté créatrices convergent, nous n’attendrons pas qu’on nous reconnaisse sous un bras protecteur et consolateur, nous aurons pleinement repris notre liberté et c’est avec une joyeuse sérénité que nous ouvrirons grand toutes les portes dont nous auront jeté les clés."
 
Le passeur
http://www.urantia-gaia.info/2011/05/14/2011-la-nouvelle-odyssee/#more-655

3 commentaires:

michele a dit…

Cela me laisse perplexe.

johala6@yahoo. a dit…

Perplexe....dans quel sens?????

michele a dit…

je ne sais pas pourquoi j'ai comme l'impression qu'il manque quelque chose ou quelqu'un qui nous transcende.