Noël

Noël
La vie est remplie d'éclats de lumière si on veut bien les voir!
La beauté de la nature, la créativité des humains, la tendresse des animaux et certaines pensées sont là sur ce blog pour nous le rappeler tous les matins!

31 décembre 2011

«Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée.»
Henry James

Il y a peu de temps Marie-Pier de Matinmagique.com a publié cet article sur Noël, mais on peut y repenser pour chaque fête que l'on ose pas féter, que l'on ne veut pas féter, ou qu'on a peur de féter! Car je crois que c'est une peur profonde qui se cache derrière ce NON-désir de féter ce qui devrait l'être!
Quelle peur se cache derrière votre non-désir?
Mauvais souvenir, frustration, déception, colère, deuil...????
Quelle peur vous empêche de féter la fête que vous aimeriez vous imaginer?

"J’adore Noël. L’essence de cette fête touche ce qu’il y a de plus profond en moi. En fait, comment ne pas succomber au charme d’une fête qui représente à la fois la grâce, la beauté, la bonté et le chocolat? ;-)

Étant très sensible à cette belle magie dorée, j’ai rêvé pendant plusieurs années de noëlifier ma maison, comme plusieurs le font. Mon cœur s’illuminait comme un sapin juste à y penser! Je m’imaginais un décor comme dans les films, avec des milliers de petites lumières blanches qui scintillent, des kilomètres de guirlandes suspendues aux plafonds, mes comptoirs couverts de petites fées, des anges en papier mâché qui font des sudokus sur mon manteau de cheminée… bref, la totale. Ça, c’est sans parler des décorations extérieures – oh, les décoration extérieures! Je voyais mes boîtes à fleurs remplies de branches de sapin illuminées, une jolie couronne sur ma porte, et un beau grand casse-noisette juste à côté. (Jamais je n’ai rêvé d’un faux père Noël sur mon toit, par contre. J’ai toujours craint que M. Noël s’offusque en pensant que j’essaie de le ridiculiser…)

Cette vision m’a habitée pendant des années. Or, la réalité est que je n’ai pas accroché, déposé ou érigé la moindre décoration où que ce soit au cours des Noëls passés. Pas même une petite étoile! J’avais quelques ornements entreposés dans des boîtes, en plus – des reliques d’une ancienne vie –, et je ne les ai jamais sortis.
Chérir une vision autant et ne rien faire pour la concrétiser est assez étrange. Je n’en avais pas conscience, par contre, jusqu’à cette année… Jusqu’à il y a deux semaines, en fait.

Je déambulais dans une boutique de décoration, juste pour le plaisir, quand j’ai eu un coup de cœur pour le plus mignon des sapins miniatures. Normalement, [femme qui adore les décorations de Noël] + [mignon petit sapin dans magasin] = [femme achète mignon petit sapin]. Ce n’était pas aussi simple dans mon cas… Voyez-vous, j’étais incapable de l’acheter. Oh, j’ai relevé plusieurs défis dans ma vie – je n’en ferai pas la liste ici, je ne voudrais pas vous ennuyer avec mes ascensions de l’Everest, et tout le reste – mais j’étais paralysée devant une décoration! Une partie de moi voulait intensément l’acheter, mais on aurait dit qu’une force invisible m’empêchait de passer à l’action. La même force qui m’avait toujours empêchée de décorer ma maison.

C’est là que j’ai compris… Oui, après quelques moments d’introspection, j’ai finalement compris ce qui m’avait bloquée tout au long de ces années: j’étais sous l’emprise du grincheux qui voulait voler Noël! Non, plus sérieusement: j’ai réalisé que ma vision était tellement parfaite que je n’avais pas le droit d’y toucher – un peu comme ces belles coupes de cristal que l’on n'utilise jamais, de crainte de les briser. Ma vision n’était pas une vision, en fait, mais une image de carte postale… Une image rigide, statique – très jolie, mais sans vie. Le genre que l’on encadre, non pas que l’on vit. Dans ma carte postale, le personnage féminin avait trois ou quatre enfants, elle portait un tablier rouge, et elle déposait une dinde qu’elle avait elle-même préparée sur la table parfaitement dressée de sa maison parfaitement décorée dans le cadre d’une des nombreuses réunions familiales qu’elle avait l’habitude d’organiser.

Évidemment, le petit sapin de la boutique ne serait jamais à la hauteur! Rien de ce que je pourrais faire ne le serait, d’ailleurs.
Avez-vous emprisonné certains de vos désirs dans des cartes postales, ou dans de petits cadres rigides? Y a-t-il de petits projets magiques que vous remettez constamment à «un jour»… au jour où vous deviendrez le personnage dans l’image? Il est possible que ma question vous interpelle mais que rien ne vous vienne à l’esprit pour le moment… Je sais que si vous me l’aviez posée il y a deux semaines, je ne me serais pas sentie particulièrement concernée. Je ne reconnaissais même pas ma vision comme un désir, en fait, car je m’étais vendu l’idée que c’était pour plus tard, pour les autres, trop compliqué, hors de portée. Je m’étais convaincue que je ne le voulais pas vraiment, et qu’admirer ma carte postale était suffisant.

Oh, ces images mentales qu’on se crée sont attrayantes. C’est leur seule qualité, par contre… On les voit comme de belles promesses d’avenir, comme une sorte de réservoir de magie dans lequel on pourra puiser au moment voulu, alors qu’en réalité, elles nous privent de ce que l’on veut vraiment. Car contrairement à un réel projet d’avenir que l’on prépare joyeusement, ces images nous paralysent et nous déconnectent de la pureté du désir qui est à son origine. Une carte postale ne pourra jamais devenir la réalité. Si on veut la vivre, il faut commencer par la déchirer.
Après l’incident du petit sapin (que femme a finalement acheté), j’ai appelé ma décoratrice. Je lui ai partagé ma vision, et je lui ai demandé de la mettre à exécution. C’était tellement simple, tellement facile, tellement «réel»… J’avais l’impression de me réveiller d’un rêve. Dès que j’ai raccroché, j’ai senti toute l’énergie et la magie retenues prisonnières dans l’image commencer à se diffuser dans ma vie – dans ma vraie vie – comme le plus délicieux des parfums. La décoration n’avait même pas encore commencé, mais le désir était libéré. C’était ça le plus important, en réalité.

Si vous passez devant chez moi au cours des prochaines semaines, vous verrez donc des boîtes à fleurs illuminées, ainsi qu’une belle grosse couronne de quatre pieds. Pas de casse-noisette cette année, par contre, car celui que j’ai commandé ne sera prêt qu’en janvier. Puis, si vous entrez à l’intérieur, la première chose que vous remarquerez est le sapin de la boutique, juste en face de la porte d’entrée. Si vous allez vers le salon, à droite, nous ne verrez pas des kilomètres de guirlande, mais un beau spécimen bien placé. Oh, vous ne rencontrerez pour le moment aucun ange, ni aucune fée, mais si vous allez vers la gauche – faites attention de ne pas trébucher sur le gros chien endormi – vous pourrez admirer un magnifique sapin. Et juste en face du sapin, vous verrez une femme sans enfants, sans dinde (!), sans tablier… elle sera probablement assise devant son ordinateur en train d’écrire – non pas en train de cuisiner. Oh, rien ne sera exactement comme l’image que j’ai partagée. Non, ce sera beaucoup mieux… car ce sera la réalité.

Ainsi, Joelle… Quels rêves magiques intégrerez-vous à votre vraie vie à partir d’aujourd’hui? Ne remettez pas à plus tard ce que vous voulez profondément… Vous pouvez avoir ce que vous voulez, et vous pouvez commencer à l’avoir maintenant.

Bonne journée!"




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