Février

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La vie est remplie d'éclats de lumière si on veut bien les voir!
La beauté de la nature, la créativité des humains, la tendresse des animaux et certaines pensées sont là sur ce blog pour nous le rappeler tous les matins!

19 mai 2012

Mrs. Delany embroidery









Née en 1700, dans une branche pauvre d’une famille d’aristocrates anglais, Mary Granville est une femme cultivée. Elle connaît ses classiques, le français, la musique, la danse et le dessin. Elle a l’occasion de nouer une amitié avec Jonathan Swift. Elle s’adonne avec passion à l’art épistolaire. C’est une forte tête qui s’interroge sur sa condition de femme, et la nécessité de se marier, alors que son époux (choisi par sa famille pour des raisons financières) meurt subitement en la laissant sans le sou.
Mais, surtout, et c’est ce qui la rendra célèbre, elle est douée de ses mains. Grâce à ses connaissances botaniques elle peut enfin, lors de son deuxième mariage avec Patrick Delany, un irlandais lui aussi passionné par les jardins, faire éclore un art qu’elle invente : celui du collage.
Elle a peint sur la soie et a déjà fait des merveilles. Mais ses reproductions de fleurs dans ce qu’elle appelle des "paper mosaicks", sublimes couleurs se détachant sur fond noir, représentent un époustouflant travail de minutie, finalement franchement spectaculaire. Sa technique est rigoureuse : «Avec le spécimen végétal mis devant elle, elle coupe de minuscules particules de papier de couleur pour représenter les pétales, étamines, clayx, feuilles, nervures, tige et d’autres parties de la plante, et, en utilisant du papier plus léger et plus sombre pour former la trame de fond, elle coincé eux sur un fond noir. En plaçant une feuille de papier sur l’autre parfois, elle construit sur plusieurs niveaux et dans un tableau complet qu’il pourrait y avoir des centaines de pièces pour former une seule usine. On pense elle a d’abord disséqué chaque plante afin qu’elle puisse l’examiner soigneusement pour représentation exacte … » (R. Hayden, auteur d’une biographie)
Elle finit par être remarquée par la famille Royale, notamment par la Reine-Charlotte, ce qui lui assure une fin de vie plus confortable, surtout après la mort de son précieux second mari.
Elle meurt en 1788, laissant des trésors de planches botaniques (1700), des fleurs en papiers (1000) d’une beauté stupéfiante, dont une partie peut être admirée au British Museum.
http://www.britishmuseum.org/explore/highlights/article_index/m/mary_delany_1700-88.aspx
http://www.nytimes.com/2009/10/23/arts/design/23delany.html?pagewanted=all

7 commentaires:

iris a dit…

j' ai cru que c' était de la
broderies
quel travail et quel talent
elle aurait pu ouvrir un blog
mais le British Muséum c' est
pas mal non plus !
bisous
edith

johala6@yahoo. a dit…

Il y a les deux Edith, les fleurs seules sur un papier noir sont en papier, mais les autres sont la fameuse robe noire qu'elle aurait brodé!
Bisous

Princesa Nadie a dit…

Son preciosos
¡Me encantan!

Hélène Flont ✿Fine Art a dit…

Broderies ou papiers découpés, quel charme dans le détail , l'ombelle blanche et tout son feuillage est particulièrement incroyable.

johala6@yahoo. a dit…

Oui,Hélène, j'aimerais bien les voir en vrai, car vraiment, je n'arrive pas à comprendre comment elle a fait! Décidément, il faut absolument que je retourne à Londres un de ces jours!
Bisous

Michele a dit…

A programmer pour 2013?

johala6@yahoo. a dit…

Oui Michèle, j'aimerais bien! Je fais la liste de tout ce que je voudrais voir et revoir! Le British Museum, la Tate gallery pour l'Ophélia de Millais, Abney park et ces statues funéraires victorienne....Je note!
Bisous