Eté

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La vie est remplie d'éclats de lumière si on veut bien les voir!
La beauté de la nature, la créativité des humains, la tendresse des animaux et certaines pensées sont là sur ce blog pour nous le rappeler tous les matins!

15 août 2012

Le 15 Aout

William Bouguereau

Une fête avant d'être un dogme
  • Au VIe siècle, l'empereur byzantin Maurice instaure dans son empire, la fête de la Dormition de la Vierge Marie chaque année à la date du 15 août, semble-t-il pour commémorer l'inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel, le Sépulcre de Marie.
  • La fête est introduite en Occident sous l'influence du pape Théodore au VIIe siècle et prend le nom d'Assomption à partir du siècle suivant. Elle est citée sous ce nom en 813 par le Concile de Mayence parmi les fêtes d'obligation.
  • En 1637, le roi Louis XIII désirant un héritier consacre la France à la Vierge Marie et demande à ses sujets de faire tous les 15 août une procession dans chaque paroisse afin d'avoir un fils. Comme Louis XIV naît l'année suivante, la fête célébrée par le Vœu de Louis XIII prend une importance particulière en France.
  • En 1854 la proclamation du dogme de l’Immaculée conception entraîne de nombreuses pétitions à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l’Assomption. « De 1854 à 1945, huit millions de fidèles écriront en ce sens. Il faut y ajouter les pétitions de 1 332 évêques, de 83 000 prêtres, religieuses et religieux. Face à ces demandes répétées, Pie XII demande aux évêques du monde de se prononcer. 90 % des évêques y sont favorables. 10 % des évêques s’interrogent sur l’opportunité d’une telle déclaration ».
  • En 1950, Pie XII institutionnalise la fête mariale qui existe depuis quatorze siècles en proclamant la croyance en l'Assomption, dogme de l'Église Catholique : n'ayant commis aucun péché, Marie est directement montée au Paradis, avec son âme et aussi avec son corps car épargnée par le péché originel (dogme de l'Immaculée Conception), rien n'oblige son enveloppe charnelle à attendre la résurrection des corps à la fin des temps (Constitution Munificientissimus, 1er novembre 1950).
D'innombrables processions ont lieu dans les paroisses catholiques le jour de l'Assomption, jour férié dans nombre de pays catholiques.
  • En France, depuis le vœu de Louis XIII qui place le royaume de France sous la protection de Notre-Dame de l'Assomption, les processions sont traditionnellement suivies et donnent souvent lieu à des festivités, feux d'artifices, etc., comme à Biarritz. Celle de Paris se tient depuis quelques années dans un bateau sur la Seine, où l'on sort la statue d'argent de la Vierge conservée à Notre-Dame. Le sanctuaire de Lourdes connaît ses plus grandes heures d'affluence. En Belgique, le 15 août en Outremeuse débute par une procession et trois jours de festivités.
  • En Espagne, les fêtes se déroulent souvent pendant une semaine, comme à Miraflores de la Sierra, près de Madrid.
  • Des pèlerinages ont également lieu comme en Pologne à Częstochowa, en Croatie à Proložac, etc.
  • Des processions suivies par de grandes foules se tiennent également en Italie notamment en Calabre et en SicilePalerme), en Amérique latine, aux Philippines, et en Afrique.
La Dormition de la Mère de Dieu dans l'Église orthodoxe

L'Église orthodoxe célèbre, le 15 août, la Dormition de la Mère de Dieu, c'est-à-dire sa mort, entourée des apôtres, sa résurrection et sa glorification. C'est l'une des 12 grandes fêtes de l'Église orthodoxe et la dernière du calendrier liturgique (la première étant la Nativité de la Vierge). Il y est proclamé que Marie a été "élevée par Dieu jusqu'au Royaume céleste du Christ dans la plénitude de son existence, spirituelle autant que corporelle. Marie, selon la tradition de l'Église orthodoxe, serait montée au Ciel dans son corps, ce qu'elle appelle l'Assomption de la même manière que l'Église catholique. Cet événement est compris comme les prémices de la résurrection des corps, qui selon la croyance de l'Église orthodoxe, aura lieu lors du Second avènement du Christ, comme l'exprime le théologien Vladimir Lossky : "Si Elle resta encore dans le monde, si Elle se soumit aux conditions de la vie humaine jusqu'à accepter la mort, c'est en vertu de sa volonté parfaite, dans laquelle elle reproduisit la kénose (humiliation) volontaire de son Fils. Mais la mort n'avait plus d'emprise sur Elle : comme son Fils, elle est ressuscitée et montée au Ciel, première hypostase humaine qui réalisa en Elle la fin dernière pour laquelle fut créé le monde.
La fête est précédée, dans la tradition orthodoxe, d'un jeûne strict de 14 jours (le jour de la fête de la Transfiguration, le 6 août, il est cependant permis de manger du poisson et de boire du vin).
Si la célébration de la Dormition est très proche de la fête catholique de l'Assomption, elle n'en diffère pas moins sur certains points. La différence s'opère précisément par le fait que l'Église catholique associe, dans sa définition de l'Assomption de la Vierge (donnée ci-dessus), le dogme de l'Immaculée conception rejeté par l'Église orthodoxe. Selon la tradition orthodoxe, Marie est réellement morte, par la nécessité de sa nature humaine mortelle, liée à la corruption de ce monde après la Chute (en cela elle est solidaire de l'humanité), et a été ressuscitée par son fils comme la Mère de Vie : de ce fait, elle est considérée comme participant à la vie éternelle du Paradis. L'Église orthodoxe, de ce fait, adresse à la formulation catholique du dogme de l'Assomption les mêmes critiques qu'à celui de l'Immaculée Conception  :
  • d'une part il est contraire à la foi des Pères de postuler la Très Sainte Mère de Dieu comme « préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle » : ce serait en faire une personne à part du genre humain, supprimant toute liberté pour la Vierge Mère de dire "non", faisant perdre de ce fait sa valeur salvatrice à la réponse positive qu'elle fit à l'annonce de l'ange Gabriel (Je suis la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon ta Parole !) ;
  • mais surtout postuler la Vierge Marie comme préservée du péché originel, c'est-à-dire sauvée par avance, serait la rendre hors d'atteinte de la mort — ce que laisse dans le vague le Catéchisme de l'Église catholique.
(Source Wikipédia)

En tant que chrétienne, qui se pose souvent la question: "être chrétien aujourd'hui, qu'est ce que ça signifie pour moi?", je trouve toujours la même réponse:
 "respecter les enseignements du Christ!"
Amour, respect, tolérance, paix et responsabilité de mes pensées et de mes actes devant Dieu, et devant Dieu seul! Y compris si cela implique de faire acte de désobéïssance envers l'église à laquelle "j'appartiens" de par mon baptême, si je ne suis pas d'accord avec certains de ses principes, si je considère qu'ils peuvent s'avérer "dangereux"! Je considère qu'avant d'appartenir à une église quelconque constituée d'humains, j'appartiens d'abord à Dieu! Un Dieu qui n'attend pas des humains qu'ils lui appartiennent comme des esclaves, qu'ils se comportent comme des moutons mais comme des êtres responsables, qui attend de ses enfants qu'ils se tiennent debouts et libres (non pas de faire ce qu'ils veulent par plaisir ou caprice, mais libres de leur choix avec toute la responsabilité et les conséquences que ça implique) comme me le rappelait récemment un de mes amis, abbé de son état, mais surtout homme de Dieu avant tout!
Il me demanda de lui rappeler les dix commandements! Et avant de lui répondre, je lui ai dit que je ne les savais pas par coeur et que je lui réciterai sans doute dans le désordre! (le tout avec beaucoup d'humour des deux cotés!)
 Et je commençais ma litanie...."tu ne tueras point...etc, etc"
"Stop, me dit-il, tu as tout faux!"
-Ah bon?....si vous le dites...???
Il prit la bible et lut: "Je suis Yahvé ton Dieu, qui t'a fait sortir du pays d'Egypte, de la maison de servitude" (Le Deutéronome, second discours de Moïse, le decalogue)
-Voilà l'essentiel des dix commandements, le reste ne sont  que les conséquences!
Alors aujourd'hui célébrons Marie, Notre Dame, notre mère. (dumoins ceux qui croient en elle évidemment!) 
Pour ma part, eh bien je crois que si Dieu nous a tous fait à son image, alors nous sommes tous frères, quelque soient nos races, notre couleur,notre sexe, notre nationalité, nos croyances ,notre religion, notre langue, notre culture et notre orientation sexuelle! Je ne suis pas là pour juger,(de quel droit,je pourrais les juger?) mais pour essayer de comprendre mes frères et mes soeurs, pour apprendre à les connaitre , les respecter et les aimer!  

1 commentaire:

Anonyme a dit…


merci pour ces précisions
j'adhere totalement à ta reflexion
bisous et bonne fête
Kris