« peas & love » ou les « Incroyables comestibles »
"On est incurable quand on chérit sa souffrance." -FlaubertC’est d’une petite ville grise du nord de l’Angleterre qu’est parti le mouvement des « Incredible Edible », les « incroyables comestibles » dans sa traduction française. En 2008, dans la ville de Todmorden ravagée par la crise des subprimes, une poignée d’activistes ont envahi le bitume de bacs de plantation : sur les trottoirs, dans la cour du collège, sur le parterre de l’hôpital... Todmorden est devenu un potager géant, et gratuit. Chaque citoyen cultive un carré de terre et quand sa récolte est mûre, il laisse les passants se servir librement. Une « peas & love revolution », qui peut avoir des conséquences gigantesques : « les gens se réapproporient la nourriture, puis les magasins, puis l’énergie... » remarque Mike Perry de la Plunkett Foundation, dans le Guardian de Londres. « L’autosuffisance alimentaire des territoires, ça marche », en conclut François Rouillay, un Alsacien qui cherche à implanter ce mouvement en France, et a mis au point un guide pratique. Pour l’instant, deux initiatives françaises sont recensées sur la google map mondiale des Incredible Edible. François, conseiller en développement territorial, estime que c’est la réponse à toutes les questions qu’il se pose depuis vingt ans : « comment se libérer d’une économie basée sur la compétition, faire bouger la notion de propriété sur la base d’un élan du coeur ». « Un changement de paradigme », selon lui, qui rappelle la pensée de Pierre Rabhi et du mouvement des Colibris. François Rouillay dit recevoir « trois appels par jour » pour relayer ce mouvement « naissant mais exponentiel ».
Chacun plante des légumes dans des bacs de fortune et les dépose devant sa porte, afin de permettre à tout le monde de se servir.
http://incroyables-comestibles-lempdes.over-blog.com/
Ceux qui ont mon age ou plus, se rappellent encore des jardins ouvriers, et ceux qui comme moi, vivent à la campagne cultivent encore bien souvent un potager et ont des arbres fruitiers pour se nourrir! Pour nous, cette "auto-alimentation" nous parait depuis longtemps évidente pour des raisons économiques, ou pour manger des produits plus sains et qui ont du gout!
Mais il est évident que depuis longtemps, les gens des villes, ou les plus jeunes ont oublié cette notion de "l'auto-alimentation" qui , il est vrai, demande d'avoir un peu de terrain, du temps, et surtout....du travail!
L'auto-suffisance alimentaire est une chose, la générosité en est une autre, et si on peut joindre les deux, alors c'est parfait. Mais pour nourrir réellement une famille toute l'année avec ses productions, il faudra plus qu'un seul pied de tomates, ou un cageot de haricots!
Quant à la générosité, il faut veiller à ce que ce ne soit pas toujours les mêmes qui en profittent, les parasites et profitteurs de tout poil qui savent se servir à peu de frais!
Dans mon village, il y a longtemps que la municipalité a eu l'idée de planter un verger communal. Bien sur, il a fallu attendre que les arbres arrivent à maturité pour donner leurs fruits! Mais maintenant qu'ils donnent....je n'en ai toujours pas vu la couleur!
Alors, oui, je crois depuis toujours à l'auto-suffisance dans une certaine mesure, puisqu'il y aura toujours des produits que nous devront acheter. Je crois aussi à la générosité, car là, où j'habite, elle est présente naturellement, je crois aussi aux jardins ouvriers qui permettaient aux gens des villes d'avoir un petit bout de terre à cultiver, et à Tarbes, j'en ai vu ré-apparaitre aussi !
Et je crois que si on permettait aux gens qui vievent dans certaines cité d'avoir ça, ça pourrait les aider bien plus que certaines formes d'assistanat!
Mais pour cela, il faudrait aussi changer les mentalités! Car vivre de ce qu'on produit soi-même et partager, demande du travail, et le respect par les autres de ce travail, et surtout ....que tout le monde s'y mette!
Et pourquoi pas des peines d'intéret général au lieu de peines de prison inutiles, des jeunes qui travailleraient la terre pour ceux qui ne le peuvent pas, malades, personnes agées....
On peut toujours réver car j'imagine aisément que trés vite, les producteurs, les distributeurs et les lobbies alimentaires s'empresseraient de faire pression pour mettre fin à cette "auto-producion"!
Alors , aprés avoir changé les mentalités, appris le respect des autres et du travail, il faudrait aussi apprendre à nouveau: "La résistance"!



2 commentaires:
C'est bien ça !
Tu as gagné au jeu de l'énigme, bravo ! Tu dois avoir un bon QI,mdr, bisous.
Très bonne initiative qui fait boule de neige et c'est tant mieux! Je connais bien Lempdes, proche de Clermont-Ferrand ma ville natale.
Bonne journée.Bisous
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